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04.08.2010

Ségolène Royal : la culture pour tous, mais à quel prix ?

 

"Un euro dépensé, un euro utile". Quand Ségolène Royal met la main au porte-monnaie, elle entend bien en avoir pour son argent... voir plus. Certains de ces collaborateurs la qualifient même de "Petit Mussolini" tant l'emprise de la présidente de Poitou-Charentes est grande. En matière culturelle notamment, elle fait mordre la poussière à bon nombre d'événements. Le festival du film francophone d'Angoulême en a fait le frais. L'"idylle" entre l'ex-agent artistique, aujourd'hui producteur, Dominique Besnehard et la Madone du Poitou a du plomb dans l'aile. Brocardés par les Guignols, ils ont dû "prendre du recul", expliquait même à Gala.fr le délégué général du festival. Aujourd'hui, c'est un gouffre qui les séparent. Non satisfaite de diminuer ses subsides en bloquant une subvention pourtant promise de 20 000€. On a appris le 23 juillet dernier, lors de la présentation à la presse du festival, par l'intermédiaire de Désirs d'Avenir que le Conseil régional réclamait 85 000€ au titre de l'édition 2008. Soit deux ans après. Un acharnement qui tiendrait du despote? Pour se justifier, la Région se fonde sur une mission de contrôle arguant de problèmes de gestion (honoraires des délégués généraux, frais de bouche, voyages, etc.) du festival. À l'instar du contrôle qu'elle exerce lorsqu'elle verse des aides aux entreprises. Le conseil d'administration du festival se défend :" L'attaque ad hominem de Dominique Besnehard est particulièrement choquante et ignore que les trois délégués ont solidairement renoncé à leurs honoraires sur l'édition 2009 afin d'assurer la faisabilité de la troisième édition". Lors de la conférence de presse du 23 juillet dernier à Angoulême, André Curmi, le président de l'association du film francophone a assuré qu'il n'en resterait pas là et qu'il "contesterait cette décision devant le tribunal administratif." Dominique Besnehard, assure lui que "la page est tournée" mais rappelle à qui veut l'entendre les mots de Ségolène Royal :"Elle m'a dit un jour qu'il ne fallait jamais s'en prendre aux personnes!"

 

Nuits d'ivresse

Lorsque le site Désirs d'Avenir évoque les événements culturels de la Région tels que les Nuits Romanes, le bébé de Ségolène, il parle de  "culture pour tous, ne laissant personne en dehors de l’affaire." Sic !

"Pour Ségolène Royal, dont les mots de bienvenue ont donné le « la » à une soirée qu’on n’oubliera pas, c’est avant tout de partage culturel qu’il s’agissait. Belle réussite !", ajoute-t-il au sujet de l'inauguration des Nuits Romanes à Melle, le 3 juillet dernier. Une "belle réussite", un "partage culturel". Pas pour tout le monde. La présidente de Région s'est plainte, en plein spectacle, de la prestation d'Ars Nova, qu'elle jugeait trop longue. Les malheureux se sont exécuté. Vous imaginez donc aisément qu' elle n'a pas de scrupule à choisir le clarinettiste ou le 1er violon...

 

18:51 Écrit par galopin | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : royal, besnehard

15.03.2010

Ségolène Royal est de retour


Elle est de retour à grands pas d'éléphants. Un retour attendu, programmé. Ségolène Royal, présidente sortante de Poitou-Charentes, arrive largement en tête au 1er tour des élections régionales avec 39%. Elle devance de 10 points le ministre-président du Conseil général de Charente, Dominique Bussereau. Poussé par le chef de l'Etat, le Charentais se serait bien passé d'embarquer dans cette galère à l'instar de nombre de ministres du gouvernement.
La Madone du Poitou jubile : «C'est un excellent résultat d'autant plus marquant qu'en Poitou-Charentes le taux de participation est meilleur qu'ailleurs. C'est la récompense d'une liste d'ouverture dès le premier tour. Les citoyens de la région se sont reconnus dans cette diversité, de la gauche radicale aux centristes humanistes. C'est aussi le résultat de ce que nous avons mis en place pendant le mandat», a-t-elle commenté hier soir au théâtre & auditorium de Poitiers (TAP).

Pari réussi donc de l'ex-députée des Deux-Sèvres qui voit dans son ancrage local un tremplin à son ascension nationale. Elle voit toujours dans sa Région un laboratoire. Elle a rallié le Vert Georges Stupar, le "Rouge" ex-leader syndical de New Fabris, Guy Eyermann , débauché au Modem. Des stratégies d'alliance et d'ouverture payantes. Au-delà du vote d'adhésion à son bilan régional, elle voit également dans le scrutin de dimanche un "vote sanction" contre "le système "sarkozy". De quoi revenir dans la course à la Présidentielle face à Martine Aubry et les autres pachydermes socialistes...

17:41 Écrit par galopin dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : royal, régionales, bussereau

19.08.2009

Qu'est-ce qu'on en a à foutre des élections législatives au Liban ?


C'était il y a trois ans quasiment jour pour jour. Le Liban subissait les bombardements de l'armée israélienne depuis un mois, faisant la Une des journaux. Le 14 août, date officielle de la fin du conflit, le Pays du Cèdre pansait ses plaies en proie à une grave crise humanitaire et une population au bord de la guerre civile. Une triste habitude pour ce berceau de la civilisation phénicienne.
C'était le 7 juin dernier et (presque) personne n'en n'a parlé. Les Libanais se rendaient aux urnes pour élire un nouveau Parlement.
Plus de deux mois après les Législatives, remportées par la coalition du "Futur", pro-occidentale, de Saad Hariri face au camp mené par le Hezbollah, le Liban n'est toujours pas doté d'un gouvernement d'union. Ça coince sur une histoire de portefeuilles.  Comme souvent... Celle-ci est symptomatique de tout le problème communautaire qui gangrène le pays. Selon la constitution, chaque gouvernement libanais doit en effet garantir la participation des principales communautés du pays.
En panne de stabilité depuis des lustres, les choses ne vont pas en s'arrangeant. Portes qui claquent, accusation frauduleuse, planche savonneuse et volte-face, entre les Hezbollah, le chrétien maronite Michel Aoun, Saad Hariri et le leader Druze Walid Joumblatt, le scénario semble se répeter.
Est-ce que le calme relatif dans la région et le regard bienveillant de la Maison blanche sur la montagne Blanche permettra une réconciliation nationale ?
C'est sans aucun doute ce qu'espèrent les quelque 4 millions de Libanais (pour 5 millions d'émigrés dans le monde)...

Sinon, ici, tout le monde s'en fou...

18:19 Écrit par galopin | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : liban, législatives

 
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